jouer avec le feu : sur l’instrumentalisation des mouvements sociaux par la “gauche radicale” grecque

❝Avec la manoeuvre du référendum, conçu par l’exécutif grec comme une simple carte à jouer sur la table des négociations, Tsipras a brisé en juillet 2015 la seule force sur laquelle pouvait s’appuyer une confrontation avec les créanciers (le peuple, les classes populaires et la jeunesse, les 62% du “non”) et sapé ainsi le (peu de) crédit dont jouissaient encore les institutions parlementaires – un crédit que son accession au pouvoir avait paradoxalement contribué à restaurer.❞

…, ou le traité du vain combat

❝Il paraît étrange d’affirmer qu’un événement qui était entré dans l’Histoire en est par la suite ressorti ; tel est pourtant le sort pathétique qui semble être réservé au premier gouvernement d’Aléxis Tsípras et à la première contestation par un gouvernement élu des politiques d’austérité promues par les instances dirigeantes de l’Union européenne. Aléxis Tsípras, ou comment effacer l’Histoire.❞

la ville d’où le peuple est absent

❝La proposition envoyée avant-hier soir par le gouvernement grec aux Institutions est d’abord un aveu : elle met brutalement au jour l’absence d’une alternative concrète au maintien de la Grèce dans la zone euro, d’un «plan B» qui aurait pu (qui aurait dû) permettre de tenir tête aux créanciers et, en cas de rupture, de financer immédiatement les besoins de l’Etat, de relancer et de réorganiser la production autour des besoins réels, des besoins de la majorité sociale.❞

Grèce : le coup d’État ne sera pas télévisé

Les rumeurs d’élections distillées depuis deux jours par les créanciers de la Grèce, l’inquiétude pour les «Grecs qui souffrent» exprimée avant-hier sur les ondes d’une radio française par le président de la Commission (qui a bien pris soin d’ajouter que c’était du «peuple» qu’il se souciait, et non de son «gouvernement» ni de son «Parlement»), la […]

l’invention sous la crise (ressources)

En Grèce, la résistance aux politiques d’austérité ne s’est pas exprimée uniquement dans les rues (émeutes de 2008, mouvement de la place Syntagma, lutte des employées du nettoyage du ministère des Finances, occupation de la radio-télédiffusion publique…) et à l’Assemblée (opposition parlementaire) mais aussi dans des ateliers, des théâtres, des industries occupées, des terrains militaires réquisitionnés et transformés en parcelles de culture, des appartements vides convertis en dispensaires gratuits, en cantines sociales ou en crèches, dans les domaines les plus touchés par les coupes budgétaires : l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture et l’alimentation, l’industrie, l’entraide et la préservation des territoires.

jour 12/03/2015

jours suspendus d’après l’hiver pas encore le printemps zone ciel des heures qui passent dans la lumière sans laisser de traces dix heures déjà mais quelque chose comme de la lumière en grève et le mot sable qui apparaît par éclipses et le mot blanc et le mot dispersion journée à faire soi-même faire couler […]

l’État grec doit honorer sa dette à l’égard de Nikos Romanos [trad.]

« Ce qui se noue autour du «nouveau terrorisme» et de la «Coalition des cellules du feu», tout ce jeu opaque et sordide auquel se prêtent le gouvernement, les services, la police et les juges dans le but de manipuler l’opinion publique et la justice, tout cela est une gifle pour la démocratie. Lois antidémocratiques, procès en convictions politiques, absence d’éléments à charge, empreintes digitales qui apparaissent au petit bonheur la chance, douteux «spécialistes de la lutte antiterroriste», actes de tortures, peines visant à annihiler les personnes, procédures perverties, parodies de procès… »