❝Le message nous parviendra dans une maison de la rue Alkiviadou, à Nea Philadelphia, à la périphérie d’Athènes. Nous aurons tout juste fini de planter un minuscule citronnier dans la cour.❞

❝La proposition envoyée avant-hier soir par le gouvernement grec aux Institutions est d’abord un aveu : elle met brutalement au jour l’absence d’une alternative concrète au maintien de la Grèce dans la zone euro, d’un «plan B» qui aurait pu (qui aurait dû) permettre de tenir tête aux créanciers et, en cas de rupture, de financer immédiatement les besoins de l’Etat, de relancer et de réorganiser la production autour des besoins réels, des besoins de la majorité sociale.❞

En Grèce, la résistance aux politiques d’austérité ne s’est pas exprimée uniquement dans les rues (émeutes de 2008, mouvement de la place Syntagma, lutte des employées du nettoyage du ministère des Finances, occupation de la radio-télédiffusion publique…) et à l’Assemblée (opposition parlementaire) mais aussi dans des ateliers, des théâtres, des industries occupées, des terrains militaires réquisitionnés et transformés en parcelles de culture, des appartements vides convertis en dispensaires gratuits, en cantines sociales ou en crèches, dans les domaines les plus touchés par les coupes budgétaires : l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture et l’alimentation, l’industrie, l’entraide et la préservation des territoires.

« Ce qui se noue autour du «nouveau terrorisme» et de la «Coalition des cellules du feu», tout ce jeu opaque et sordide auquel se prêtent le gouvernement, les services, la police et les juges dans le but de manipuler l’opinion publique et la justice, tout cela est une gifle pour la démocratie. Lois antidémocratiques, procès en convictions politiques, absence d’éléments à charge, empreintes digitales qui apparaissent au petit bonheur la chance, douteux «spécialistes de la lutte antiterroriste», actes de tortures, peines visant à annihiler les personnes, procédures perverties, parodies de procès… »